Comment ne plus avoir peur du rejet et de l’échec ?

Comment ne plus avoir peur du rejet et de l'échec ?

Vous sentez-vous anéanti face au rejet ou à l’échec ? Avez-vous du mal à discuter avec quelqu’un qui ne vous aime pas ? Êtes-vous contrarié lorsque les choses ne se passent pas comme prévu ?

Dans ce cas, bonne nouvelle : vous êtes un être humain et vous êtes bien vivant !

Personne n’aime se sentir détesté ou déçu… Le problème c’est que ça nous arrive à tous à un moment donné de notre vie. Dans cet article, nous allons voir comment faire face à ces challenges et retrouver confiance en vous.

Il est impossible de gagner en confiance sans affronter et surmonter les épreuves. Cependant, il faut apprendre à bien les gérer.

Alors, comment peut-on s’aimer malgré tout ? Comment peut-on développer le courage et la ténacité pour se relever même si nous avons peur et même si nous somme déçus ?

Si vous lisez mes articles, vous savez que je répète souvent qu’il faut prendre des risques pour augmenter notre confiance en nous.

Alors, qu’est-ce qui nous empêche de nous lancer ? Peut-être qu’on se dit que c’est parce qu’on n’a pas envie d’échouer. Mais en fait, ce n’est pas l’échec qui nous fait peur, c’est ce que nous allons ressentir après l’échec.

la “honte post-rejet”

Juste après avoir échoué ou avoir été rejeté, on a tendance à tomber dans ce qu’on va appeler la “honte post-rejet”.

On rejoue l’échec en boucle dans notre tête en mettant l’accent sur les moments les plus difficiles. On a même tendance à se persuader que c’était pire que ça ne l’était vraiment.

Et là, peu importe ce qu’il s’est passé on va se dire soit “je ne suis pas assez bon et je ne le serai jamais” ou alors “n’importe qui aurait pu faire mieux”.

C’est incroyables comme ces deux pensées peuvent vous décourager et vous plomber le moral. Premièrement parce qu’elles vous maintiennent en “mode échec”, mais en plus elles vont rendre votre expérience du rejet pire que nécessaire.

Finalement, quand on y réfléchit, la plupart des expériences de rejet ne sont pas si intenses :

Cette personne ne veut pas acheter mes produits… OK, à combien de personnes puis-je encore le présenter cette semaine ?

Cette femme n’a pas accepté mon invitation à boire un café… Peut-être que je rencontrerai quelqu’un d’autre ce weekend ?

Il n’y a pas de pénurie de clients et encore moins de personnes à inviter à boire un café. On ne subit pas d’atroces souffrances physiques à chaque essai. La vraie douleur que nous ressentons est dûe à la “honte post-rejet”.

Comment faire pour s’en sortir ?

Premièrement il faut prendre conscience quand ça nous arrive et l’interrompre. On sait maintenant de quoi il s’agit : on n’a pas peur de l’échec, on a peur de s’auto-flageller après l’échec. Ridicule.

Donc, étape 1 : arrêter cette tendance à s’attaquer soi-même.

La seconde étape serait de se montrer un peu de compassion et d’empathie au lieu de se critiquer. L’empathie c’est se mettre à la place de l’autre et reconnaître sa douleur.

La plupart des gens ont très peu d’empathie. Quand quelque chose ne va pas, ils se contentent de donner un mot d’encouragement et retournent à leurs affaires.

Personnellement, je trouve qu’un discours d’encouragement, c’est nul. C’est une façon de changer de sujet. Ce que les gens ont vraiment besoin c’est de reconnaissance. Quand ils ne sont pas bien, ils veulent qu’on le remarque et qu’on reconnaisse ce qu’ils vivent.

Si ma fille tombe et se fait mal pendant que je me prépare le matin, est-ce que je continue à me préparer et je lui dis de se relever ? Non. J’arrête ce que je fais, je me mets à son niveau et je lui demande ce qu’il s’est passé.

Elle n’a pas besoin d’encouragements dans ces moments-là. Elle a juste besoin de savoir qu’il y a quelqu’un à ses côtés et qu’elle est assez importante pour que cette personne fasse une pause pour reconnaître l’épreuve qu’elle traverse.

Ce besoin est enraciné en nous. Et j’ai une bonne nouvelle : il est possible de le satisfaire nous-même ! Simplement en nous parlant à nous-même et en nous traitant comme si nous étions notre meilleur ami. Ainsi, nous pouvoir obtenir de nous-même la reconnaissance dont nous avons besoin.

Sandy, je sais à quel point c’était dur pour toi et je suis désolé que tu aies dû traverser cet épreuve. Ce projet n’était pas si facile à présenter.

Vous voyez ? Pas d’encouragements. Vous pouvez le faire mais préférez un discours de reconnaissance.

Et vous ? Que ressentez-vous après un échec ? Comment faites-vous pour éviter de vous auto-critiquer ? Partagez vos expériences en commentaires.

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