Comment être extraverti ?

Vous voulez être plus extraverti ? Vous voulez être capable de vous montrer et de vous engager librement avec les gens pour vous créer une vie meilleure ?

Dans cet article, nous allons voir comment faire pour être plus extraverti. C’est une question que toutes les personnes timides se posent, donc mon objectif est d’aborder le sujet de façon à vous permettre de passer à l’action immédiatement dans votre vie quotidienne.

Pour commercer, vous devez savoir que je ne suis pas moi-même une personne naturellement extravertie. J’ai toujours été introverti et je me sens souvent timide dans certaines situations sociales… Et ça fait partie de mon identité.

Votre identité a le potentiel de freiner votre progression. Vous allez vous dire que vous êtes timide ou introverti, donc vous ne pouvez pas être extraverti. C’est un peu comme une règle tacite : voilà qui je suis, donc voilà ce dont je suis capable.

Cette règle vous limite. Ça vous bloque au même endroit. Mais la vérité est que votre identité n’a pas qu’une seule facette. Ce n’est pas ceci ou cela… C’est ceci et cela.

Vous êtes capable d’une profondeur incroyable, mais vous n’avez jamais eu l’occasion de vous en rendre compte. Tout le monde a la capacité d’être extraverti. Il faut développer cette capacité, comme un muscle que vous pouvez renforcer par la pratique et l’exercice.

Alors, comment pouvons-nous devenir plus extraverti ?

Il existe un système en quatre parties : Initier, lâcher, demander, partager.

Parlons de ce qu’on entend par “initier”. Si vous voulez être extraverti, vous devez être prêt à provoquer des interactions avec les gens. Si vous attendez que quelqu’un vienne vous parler, vous n’aurez pas le résultat souhaité. On va vous ignorer et vous allez renforcer votre logique selon laquelle les gens ne doivent pas vous aimer parce que personne ne vous approche.

Tout est dans la tête. Lorsque vous n’approchez pas quelqu’un, est-ce que ça veut dire que vous n’aimez pas cette personne ? Non. En fait, ça signifie souvent le contraire. Quoi qu’il en soit, arrêter de considérer ce fait comme une preuve des sentiments des gens envers vous.

Initier une interaction va au-delà de l’approche de la personne et du début de la conversation. Lorsque vous conduisez, vous ne faites pas que démarrer la voiture et laisser le pilote automatique prendre le relais. Vous devez mettre la clé, appuyer sur les pédales, manipuler les vitesses et diriger. Il en va de même pour la conversation : pour la conduire, vous devez initier le processus et l’aider à continuer. C’est-à-dire que vous devez proposer des sujets, poser des questions, répondre avec plus que des grognements monosyllabiques et rester connecter avec les autres participants.

A ce stade, beaucoup de personnes timides se demandent comment ils sont censés poursuivre la conversation alors qu’ils ne savent jamais quoi dire. En réponse, je propose la deuxième partie: lâcher.

Vous devez vous donner la permission de vous lâcher, vous devez sortir de cette habitude de toujours vous soucier de ce que vous devriez dire ou ne pas dire. J’entends souvent dire : “Mon esprit est totalement vide dans ces situations !” Avez-vous déjà essayé de vider votre esprit lorsque vous méditez ou que vous essayez de vous endormir ? Ce n’est pas si facile, votre esprit à beaucoup à dire ! Si vous êtes comme moi, il ne s’arrête presque jamais. Le problème n’est pas de n’avoir rien à dire, il y a beaucoup à dire et il faut avoir confiance en tout ça.

Beaucoup de gens passent la majorité de leurs conversations à filtrer leurs pensées plutôt qu’à écouter ce que l’autre personne a à dire. Ils déterminent le sujet suivant, se demandent si ce qu’ils ont à dire est approprié, si leurs opinions seront acceptées, etc. Tout ça ne les mènent nulle part et, en attendant, ils ne s’amusent sûrement pas.

Et si, à la place, nous disions simplement ce qui nous vient à l’esprit :

“Que bois-tu ?”

“Cette veste est cool, où l’as-tu trouvée ?”

“Avez-vous déjà goûté les tielles sétoises ?”

Il n’est pas nécessaire que ce soit une conversation bouleversante, il suffit juste de laisser échapper quelque chose, dire quelque chose. Abaissez ce filtre et laissez-vous avoir une conversation honnête avec quelqu’un.

Cela nous amène à la troisième partie : demander.

Vous avez donc réussi à laisser échapper quelques phrases aléatoires et maintenant vous vous trouvez dans une impasse… Comment vous en sortir ? Eh bien, lorsque vous parlez avec quelqu’un vous faites l’une des deux choses suivantes : faire des déclarations ou poser des questions. Donc lorsque vous êtes à court de déclarations, la logique veut que vous posiez une question !

Vous ne savez pas quoi demander ? Soyez curieux à propos de l’autre personne :

“Qu’est-ce qui vous amène ?”

“Depuis combien de temps connaissez-vous [l’hôte] ? Ah oui ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?”

“Vous venez souvent ici ?”

Encore une fois, ce n’est pas une question profonde que vous devez formuler. Vous devez juste faire avancer les choses pour pouvoir vous accrocher à des informations plus intéressantes qui pourraient apparaître au cours de la conversation.

Un petit conseil si vraiment vous ne savez pas quoi dire : si vous savez que vous allez à un endroit où vous allez rencontrer des gens, écrivez cinq questions faciles que vous pourriez poser à quelqu’un afin de les avoir prêtes si vous vous sentez anxieux.

Nous arrivons enfin à la dernière partie : le partage.

Une fois que vous vous êtes familiarisé avec la troisième étape, il est possible que vous commenciez à vous y fier un peu trop et que vous commenciez à parler uniquement par questions. C’est dommage parce que ça crée une conversation étrangement unilatérale qui ressemble à un interrogatoire. Vous devez éventuellement partager quelque chose.

Vous n’avez pas besoin de faire d’énormes révélations personnelles avec votre partage, restez simple pour commencer :

“Oh c’est intéressant. En fait, j’en ai entendu parler par un ami, et je voulais vérifier. Quand êtes-vous allé ?”

Donnez simplement une petite opinion qui permet à la personne de savoir que vous écoutez réellement ce qu’elle a à dire.

Après un certain temps, vous aurez maîtrisé cela au point où vous pourrez partager un peu plus sur vous même. Après-tout, si être extraverti signifie quelque chose, ça signifie finalement être à l’aise pour partager.

Si vous appliquez ces quatre étapes, vous deviendrez naturellement plus extraverti que vous ne le ressentez en ce moment.

Quels obstacles rencontrez-vous lorsque vous voulez être plus extraverti ? Quelles sont vos meilleures phrases et questions pour engager la conversation ? Si vous voulez vraiment faire une différence dans ce domaine de votre vie, vous devez commencer par faire le premier pas.

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