Arrêtez de prédire l’échec !

Arretez de prédire l'échec

Rappelez-vous la dernière fois que vous vouliez vraiment, mais vraiment quelque chose. Comment étiez-vous en attendant de savoir si vous alliez l’obtenir ?

1) Est-ce que vous attendiez patiemment, confiant de ce que vous avez fait pour atteindre votre objectif ?

2) Est-ce que vous vous êtes rongé les ongles pendant une semaine en imaginant le pire et en disant à tout le monde que vous étiez sûr d’avoir échoué ?

Si vous avez répondu 2, alors lisez la suite de cet article ! Nous allons parler de notre tendance à vouloir prédire l’échec. Nous verrons non seulement pourquoi nous faisons cela mais aussi comment nous pouvons faire pour briser cette mauvaise habitude.

Sachez que nous prédisons tous l’échec, que ce soit de façon consciente ou pas.

Voici deux exemples personnels :

  • Récemment, j’ai passé une évaluation de mes compétences en informatique, en vue de me faire référencer chez un client. Juste après l’avoir terminé, j’ai commencé à me dire que j’aurais pu faire mieux et que j’avais lamentablement échoué.
  • Un autre jour, j’avais promis à ma fille de 5 ans qu’on irait lui acheter ses bonbons préférés. Pressée, elle avait commencé à se plaindre qu’elle était sûre qu’il n’y en aurait plus lorsqu’on serait arrivés.

Pourquoi est-ce que nous nous faisons ça ?

Même des personnes habituellement confiantes, avancés dans leur carrière et qui ont fait beaucoup de travail sur leur forme physique et leur confiance en eux, peuvent prédire l’échec.

Prenez l’exemple de ce conférencier préparant un événement important et qui commence à penser en boucle :

  • Personne ne viendra
  • Les gens ne vont pas faire le voyage pour ça
  • Et même si ils viennent, ils ne vont pas participer et ça sera un désastre

Il savait que ça serait un succès. Et pourtant il y avait quand même cette voix qui se retournait contre lui.

Pourquoi ça nous arrive ? C’est l’instinct de conservation.

Cette tendance à prédire l’échec n’est en fait qu’une stratégie de protection. Nous voyons la possibilité d’un échec (parce que oui, il y a toujours possibilité d’un échec) et nous paniquons, surtout quand le résultat est hors de notre contrôle.

J’ai tout fait pour réussir cette évaluation. Je me suis bien préparé, j’ai passé d’autres évaluations sans conséquence et, le moment venu, j’ai passé l’évaluation avec un maximum de concentration.

Face à l’incertitude et au manque de contrôle, nous nous accrochons le plus possible à un semblant de certitude. Même si celle-ci est négative.

Malheureusement, faire comme ça a un résultat opposé à notre objectif. Nous pensons que prédire une finalité négative nous prépare à moins de déception. En fait, cela ne produit que du stress et de l’anxiété inutiles.

Finalement, essayer de nous protéger d’un malaise émotionnel est presque toujours inefficace.

Dans nos vies, nous nous protégeons des relations amoureuses, des interactions sociales, du rejet…Nous faisons tout pour éviter d’éventuels échecs mais en réalité nous passons à côté d’une vie pleine et joyeuse

Première étape pour changer cette mauvaise habitude : prendre conscience du problème.

La plupart du temps nous le faisons si souvent que c’est devenu une partie de nous-même et nous le remarquons même pas. Au lieu de laisser ces prédictions d’échec vous envahir au quotidien, soyez proactif et surveillez cette voix intérieure et anticipez ses attaques !

“Je suis en train d’être négatif mais c’est seulement parce que je ne suis pas certain. Je peux vivre dans l’incertitude. Je peux être vulnérable. Je peux ouvrir mon coeur et le vouloir pleinement. Peut-être que je l’aurai, peut-être pas. Mais si je l’ai, ça sera plus agréable parce que je l’aurais mérité. Si je ne l’ai pas, je serai capable de le gérer, mais je refuse d’avoir une vie pleine d’inquiétude et de stress.

C’est un état d’esprit que les samouraïs utilisent : ils appellent cela “mourir avant d’aller au combat.” En acceptant qu’il soient déjà morts, ils peuvent se battre sans craindre de perdre la vie. C’est comme ça que nous devons agir dans notre vie, refusant d’être trop prudent parce que nous savons que chaque moment peut être le dernier.

Si cette analogie ne fonctionne pas pour vous, essayez de réfléchir de cette façon : imaginez que vous allez être renversé par un bus dans 5 minutes. Seriez-vous heureux de la façon dont vous avez passé la dernière semaine de votre vie ? Si votre réponse n’est pas “OUI”, posez-vous alors cette question : qu’est-ce que j’attends ?

Je vous invite à partager cet article si vous connaissez des personnes qu’il pourrait aider et à me laisser vos question et commentaires ci-dessous.

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