3 astuces pour en finir avec le perfectionnisme

En finir avec le perfectionnisme

Ça y est ! Vous avez un projet, vous avez envie de vous lancer, faire de nouvelles choses, saisir les opportunités ! Vous avez déjà lu beaucoup, vous en savez énormément sur le sujet.

Mais vous avez l’impression qu’il vous manque quelque chose, un truc pour faire mieux, le petit détail qui vous fera sentir que c’est le moment parfait pour passer à l’action.

Vous êtes anxieux à l’idée de commencer sans avoir toutes les cartes en main. Alors vous continuez à chercher de nouvelles informations, à vous former encore, à peaufiner votre projet.

Peut-être que vous avez déjà commencé, que vous avez travaillé dur pour commencer, mais au bout de quelques semaines ce que vous obtenez ne correspond pas à ce que vous attendiez.

Alors vous abandonnez… Vous souffrez probablement de perfectionnisme.

Rien n’est parfait. Et pourtant vous vous comportez comme s’il était possible d’atteindre la perfection.

Parfois (si vous êtes dans l’extrême), vous considérez que tout ce qui n’est pas parfait est carrément inacceptable.

Le perfectionnisme c’est mal. Ça vous fait du mal.

Votre projet consiste peut-être à manger mieux, faire du sport pour être en meilleure santé, créer une entreprise, développer votre confiance en vous.

Peu importe. Vous avez eu l’idée. Bien. Vous avez commencé à chercher comment vous pouvez y arriver. Bien.

Commencer c’est bien, mais maintenant il faut aller jusqu’au bout. C’est ça le plus important : terminer.

Non ! Je n’ai pas dit terminer avec perfection, être imbattable, le meilleur ! Si vous vous dites ça, vous êtes bel et bien perfectionniste !

Cet article est pour vous si vous en avez marre de vous fatiguer à passer trop de temps sur des choses de moindre importance, si vous n’arrivez pas à vous lancer dans vos projets ou si vous en avez assez d’abandonner tout ce que vous commencez.

1. Prenez conscience de votre perfectionnisme

Si vous êtes arrivé sur cet article, et surtout si vous avez lu jusqu’ici c’est au moins parce que vous vous demandez si ça vous concerne.

Vos amis, vos collègues ou les membres de votre famille vous ont peut-être dit que vous étiez perfectionniste.

Peut-être que vous avez remarqué chez vous des indices qui vous font dire que vous êtes probablement perfectionniste.

Mais avez-vous conscience de l’ampleur que ça a pris dans votre vie ?

Si ce n’est pas le cas, si vous n’êtes pas conscience que vous êtes perfectionniste, alors vous allez penser que tous vos comportements sont normaux, que votre attitude est normale.

Il faut que vous voyiez par vous même, qu’à un moment donné vous vous disiez “mince, je me comporte de telle façon et ça a tels effets négatifs sur ma vie. Il faut que je fasse quelque chose pour changer ce comportement”.

Observez-vous au quotidien, notez quand vous n’osez pas vous lancer, notez quand vous abandonnez et notez surtout ce que vous pensez à ce moment là.

Ne tombez pas dans le piège de penser que les raisons de vos échecs sont toujours à l’extérieur de vous.

Si vos amis s’éloignent de vous, si vous n’arrivez pas à rester en couple, si vous êtes manager et que les membres de votre équipe partent au bout de quelques mois ne rejetez pas la faute sur les autres, sur le destin, le hasard, ou autre élément de votre environnement.

2. Revoyez vos attentes et exigences

Si vous êtes perfectionniste vous avez un niveau d’exigence élevé vis-à-vis des résultats que vous désirez obtenir.

L’idée n’est pas forcément de revoir vos objectifs à la baisse mais de revoir vos attentes par rapport à ces objectifs.

Il y a énormément de possibilités entre “j’ai tout foiré” et “c’est parfait” ! Commencez par revoir votre limite acceptable entre les deux.

Cette limite dépend bien sûr des situations. Rappelez-vous quand même que la dernière possibilité (parfait) n’existe pas.

Alors, avant de commencer un projet, que ce soit dans le domaine du travail, de la santé, de l’amour ou autre, visualisez le résultat que vous souhaitez obtenir.

Ensuite, visualisez les alternatives possibles. Prenez conscience que toutes ces alternatives n’entraînent pas des conséquences graves.

Certaines d’entre elles pourraient être acceptables. Supportez-vous d’obtenir 70%, 80% ou 90% des résultats que vous attendiez ? Il faut vraiment que vous l’envisagiez.

Autre chose : quand on est perfectionniste, on se dit souvent “j’attends d’être vraiment prêt avant de me lancer”.

C’est purement et simplement de la procrastination. Et un perfectionniste procrastine beaucoup. Il pense que pour faire quelque chose de parfait il faut d’abord être parfaitement prêt. C’est faux.

Il existe un avantage à commencer vos projets le plus vite possible et à ne pas se focaliser sur le résultat final : vous acquérez de nouvelles expériences et vous développez de nouvelles compétences.

Je vais vous donner un exemple personnel : ce blog que vous lisez. Vous ne seriez peut-être pas arrivé sur cet article si j’avais attendu que mon logo soit parfait avant de publier ce blog.

Il n’aurait jamais vu le jour si j’avais attendu de savoir parfaitement écrire avant de rédiger mon premier article.

C’est en écrivant qu’on développe de nouvelles compétences de rédacteur. C’est en parlant qu’on apprend à parler. C’est en s’affirmant qu’on apprend à s’affirmer. Etc.

J’espère que c’est aussi logique pour vous que pour moi.

3. N’ayez plus peur de faire des erreurs

Dans le même esprit que l’astuce précédente, il faut que vous vous libériez de la peur de faire des erreurs.

Qu’est-ce que vous voulez ? Réussir ?

Et si ce que vous voulez vraiment c’était avoir une vie différente de celle que vous avez actuellement, oser faire de nouvelles choses, avoir de nouvelles opportunités, vivre de nouvelles expériences ?

J’ai raison ? Alors il ne faut pas laisser la peur de faire des erreurs prendre le dessus sur vous !

À quoi pensez-vous quand vous pensez aux erreurs ? Que si vous en faites vous serez un loser ? Que vous n’y arriverez jamais ? Que vous allez perdre en crédibilité ?

Je vais vous dire un truc. Ça va peut-être vous paraître redondant par rapport à ce que j’ai déjà écrit plus haut, mais c’est important que vous reteniez :

Il vaut mieux essayer, échouer et recommencer que ne rien faire du tout.

Alors, commencez en admettant que vous êtes un débutant. Ce n’est pas un problème de faire des erreurs quand on est débutant. C’est de cette façon qu’on apprend.

N’hésitez pas à demander de l’aide, ce n’est pas une preuve de faiblesse. Et enfin, ne vous comparez pas aux autres !

Pensez-vous être perfectionniste ? Qu’est-ce qui vous empêche de vous en sortir ? Dites-moi en commentaire !

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